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  • Maximus

Pourquoi les nouvelles générations ne semblent pas apprécier ce qu’ils ont?

Dernière mise à jour : 29 janv. 2022

Nous nous sentons choyés que lorsque nous sommes heureux et épanouis!


Photo by Tyler Nix on Unsplash

Je suis un homme choyé.

Choyé de vivre dans un des pays les plus libres et riches de la planète.

Choyé d’être et de me tenir en santé.

Choyé d’avoir eu des parents qui m’ont donné et montré l’amour.

Choyé d’avoir eu une éducation.

Choyé d’avoir eu les leçons que j’ai eues de la vie.

Choyé d’avoir connu l’amour.

Choyé d’avoir eu le droit de choisir ce que je suis aujourd’hui.

Choyé d’avoir connu des moments difficiles; ce qui a forgé la personne que je suis aujourd’hui.

Choyé de pouvoir réfléchir et agir.

Choyé de travailler à mon compte.

Choyé d’avoir une maison.

Choyé d’avoir une voiture.

Choyé de vivre en harmonie avec la femme que j’aime.

Choyé d’avoir connu l’amour inconditionnel de mon chien.

Choyé de faire le travail que j’ai choisi.

Choyé d’être au chaud.

Choyé de pouvoir voyager.

Choyé de pouvoir apprendre et étudier gratuitement donc, de continuer à évoluer.

Choyé de bien dormir le soir venu.

Choyé d’avoir connu l’amitié.

Choyé d’être heureux.

Choyé de pouvoir me faire soigner aisément.

Choyé d’être choyé par la vie.


En écoutant la biographie de Will Smith dernièrement, je commençai à me comparer et qu’elle ne fut pas la surprise de constater que moi aussi, je suis privilégié.


Outre l’immense talent et, bien entendu, la fortune de Will, ce qui font les grandes différences, je suis immensément reconnaissant de ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant dans ma vie et de ce que celle-ci m’a procuré.


Nous sommes privilégiés et nous avons parfois tendance à l’oublier. C’est une normalité pour nous, qui sommes nés dans un bon coin de cette planète.


Nous oublions trop souvent la chance que nous avons de vivre ici, au Canada.


Selon moi, nous vivons, et de loin, dans un, sinon, le meilleur pays du monde.


Tout comme Will Smith, nous avons tous eu des embuches, de plus ou moins graves et difficiles à surmonter au long de notre parcours et, c’est notre capacité à y faire face et à en sortir grandi qui fait toute la différence entre une vie réussie ou gâchée.


Photo by Clay Banks on Unsplash

Je travaille dans le recrutement de main-d’oeuvres et métiers spécialisés depuis maintenant près de 30 ans et comme plusieurs, je remarque que c’est devenu de plus en plus difficile.


Les générations qui sont issues des années 1990 et 2000, qui n’ont pas connu la vie avant internet et toutes les facilités que cela nous a procuré, n’ont tout simplement pas les mêmes valeurs que les générations antérieures.


Ils vivent dans un monde de facilité et d’aisance. Même plus besoin de sortir pour tout obtenir. Un cellulaire et le tour est joué.


Ces générations “connectés” en permanence, ne vivent, pour la plupart, qu’en fonction de leurs statuts sur les réseaux sociaux. Leur éducation est totalement déviée par ceux-ci. Plusieurs croient qu’il est aisé de bien gagner sa vie sans faire trop d’efforts.


Nous en sommes à une espèce de croisée des chemins en ce moment. Les gens des générations antérieures à 1990 ont beaucoup de difficultés à comprendre ce qui motive les nouvelles générations.


On a l’impression qu’ils se foutent de tout, qu’ils n’ont d’intérêts que pour leurs egos démesurés. Qu’ils n’ont pas de valeurs; en tout cas, le travail n’en fait pas partie, s’ils en ont.


Ils sont assurément les résultats de notre société de divertissement. C’est en grande partie ce qu’ils ont connu. Pensez-y, ils voient qu’ils ont une possibilité de devenir riche en jouant à des jeux video! On s’entend que nous sommes loins du dur labeur éreintant que nos pères ont connu!


La nouvelle génération est épouvantable. J’aimerais tellement en faire partie ! — Oscar Wilde


C’est entièrement de notre faute.


Depuis les années 1960, chaque génération a tentée de créer plus de facilité pour la suivante. Désolé de vous le dire mais, selon mon expérience, je crois que nous avons manqué le bateau à certains égards. Ne croyez-vous pas?


C’est difficile pour ces générations de savoir où l’on va car il semblerait que personne ne soit vraiment en mesure de nous fournir une idée claire. Il y a beaucoup de seconds mais plus de vrais capitaines aux commandes.


On n’a qu’à regarder ce que les gouvernements font par rapport à la pandémie actuelle. Notre futur semble être abordé de la même façon; sans trop de confiance, sans trop de convictions. Nous y allons à l’à-peu près et il ne faut pas que çà nous fasse trop de tort aux prochaines élections.


Ces générations sont désabusées. Ils n’ont pas confiance en notre système et on peut les comprendre.


Malheureusement, c’est toute cette faille de cohérence et de convictions que les nouvelles générations manquent. Ils n’en ont pas eu pendant leur éducation alors comment peut-on espérer qu’ils soient confiants envers le futur?


Leur indifférence est perçue comme étant un manque de respect envers ce qu’ils ont et ce qu’ils peuvent faire de leur futur.


Choc générationnel ? Non, plutôt un choc entre deux mondes totalement différents; l’avant et l’après internet. Ce qui a généré un véritable choc existentiel pour tous.


Il nous faut prendre le temps de faire comprendre aux jeunes générations que la réalité est loin de ce que l’on voit via le web et les réseaux sociaux.


Il nous faut leur redonner espoir en leur futur. PAS le nôtre, nous sommes dépassés. C’est leur temps et il nous faut les guider à être de meilleurs humains que nous ne l’avons été.


Il faut leur faire comprendre à quel point ils sont choyés de vivre dans une telle époque malgré tout ce que l’on vit en ce moment.


Il n’existe pas de conflits de générations, il n’y a que de l’intolérance. — Renée Garneau (Écrivain Québécois)

Le fait de lire la biographie de Will Smith, de me rendre compte à quel point je suis choyé m’a tout simplement ouvert l’esprit sur ce que je vis au quotidien dans mon travail de recruteur, avec ces nouvelles générations et leurs façons d’être et de faire, ou ne pas faire, les choses.

Nos systèmes d’éducation sont désuets. Ils sont dépassés. Les nouvelles générations le voient très bien. Ils apprennent plus via internet que sur les bancs d’écoles. Alors, où est la motivation pour eux?

Je crois qu’il nous faut revoir le système au niveau du secondaire, 7ième à la 12ième années. C’est là que ça fait le plus de mal. C’est là que nous perdons les jeunes.

Nous vivrons ce “clash” générationnel encore pour un minimum de 10 ans selon moi. Le temps d’améliorer les systèmes d’éducation et de les adapter à notre réalité actuelle.

Il nous faut leur apprendre que la compétition dans la vie, ne se fait pas uniquement envers d’autres personnes mais, principalement envers soi-même. Leur apprendre à devenir de meilleures versions d’eux-même.

Il faut leur faire voir qu’ils peuvent modeler leur futur à leurs ambitions, à leur vision. Ils faut leur faire voir qu’ils ont une place et qu’ils peuvent la prendre.

Il faut cependant, que nous leur fassions de la place. Nous nous devons de nous tasser un peu et de partager la richesse avec eux afin d’en créer encore plus.

La solution n’est et ne pourra être autrement que dans la combinaison des forces de chaque génération. Il nous faut apprendre à l’accepter et à devenir tolérant les uns envers les autres.

C’est très simple, les jeunes se sentiront choyés lorsqu’ils seront pleinement épanouis et heureux dans ce monde qui semble aller toujours de plus en plus vite et dont, nous les vieux, tentons de retenir pour en profiter encore plus!

Que faire de la nostalgie quand vous êtes choyé par le présent ? — David Homel





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